Suppression des Contrats aidés. Le Pôle métropolitain de l’Artois réclame un moratoire

Cet été, le Gouvernement a décidé de réduire les contrats aidés que l’Etat subventionne évoquant un dispositif trop coûteux et qui n’apparaît pas assez efficace pour lutter contre le chômage. Cette méthode n’est pas acceptable et les conséquences sont désastreuses.

Cette décision conduit les collectivités, établissements publics et associations à mettre fin brutalement à de nombreuses missions d’intérêt général exercées au plus près des besoins de la population : dans les écoles, auprès des personnes démunies, âgées ou souffrant de handicap, dans de nombreux services culturels, sanitaires; techniques ou sociaux.

Un contrat aidé peut-être une étape importante dans un parcours professionnel

Si tout le monde convient à dire que les emplois aidés ne sont pas la panacée et que le dispositif est perfectible, notamment sur son volet formation, la méthode employée par le gouvernement n’est pas acceptable et les conséquences désastreuses. Alors que les mots clés de la conférence nationale des territoires étaient confiance, transparence, concertation, force est de constater que nous avons été dupés ! Cette décision drastique prise sans concertation pose aujourd’hui un réel problème pour les bénéficiaires qui se retrouvent dépourvus de leur activité. Ces emplois certes précaires représentaient pour beaucoup une occasion de remettre le pied à l’étrier, de ne pas rester inactif pour reprendre le chemin de l’emploi. Un contrat aidé peut-être une étape importante dans un parcours professionnel. On ne peut négliger le facteur indiscutable d’intégration sociale que représentent les emplois aidés qui permettent de redonner de l’espoir et des perspectives d’avenir.

Pour l’Artois, c’est un plan social inacceptable

Ce plan gouvernemental de suppression massive des emplois aidés reviendrait au sein de notre territoire à un véritable plan social. Nous ne pouvons l’accepter. Les élus du Pôle Métropolitain de l’Artois, dont Michel Dagbert, son président et Sylvain Robert, le président de la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin ont donc souhaité faire un appel à la mobilisation de toutes et tous face à cette décision totalement irresponsable.

Cette mobilisation passera par une opération « mairie morte » le jeudi 21 septembre 2017 ainsi qu’un rassemblement de l’ensemble des élus devant la Préfecture à Arras à 11h, afin de remettre au Préfet du Pas-de-Calais une demande de moratoire concernant la suppression des contrats aidés sur le périmètre des 150 communes qui composent le Pôle Métropolitain.

 

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