DESSERTES TGV SUPPRIMÉES : Des négociations toujours en cours

La SNCF prévoit la suppression de nombreuses dessertes ferroviaires de nos villes. Alors que l’avenir de notre agglomération se conjugue avec attractivité et redynamisation, c’est un coup dur pour nos communes et nos entreprises.

En février dernier, les élus du territoire s’étaient déjà mobilisés, face à la gare de Lens, contre ces suppressions des dessertes TGV. Plusieurs rendez-vous ont eu lieu avec les dirigeants de la SNCF. Les nouvelles propositions avancées par le groupe public ne passent toujours pas. Jeudi dernier, Sylvain Robert, président de la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin (CALL), accompagné d’une délégation d’élus de l’agglomération, se rendaient au ministère des transports.Objectif :  présenter leurs arguments et les atouts du territoire pour maintenir les 6 dessertes TGV par jour avec de nouvelles plages horaires adaptées. « Il serait ubuesque qu’une métropole bénéficiant de financements publics régionaux, nationaux et européens considérables (cf. ERBM, Louvre-Lens, Pole de conservation du Louvre, Clusters, BHNS, Tourisme de mémoire et industriel – Unesco , Chaine des parcs, modernisation des zones d’activités, ZAC Centralité) ne trouvent pas écho auprès de la SNCF pour maintenir la desserte actuelle, explique le président de l’Agglo Lens-Liévin « . Et de poursuivre « on attend un accompagnement du groupe public au développement, pas un ralentissement ou un stop. »

Des TER oui, des TGV aussi !

Alors que les projets portés par les promoteurs immobiliers et les investisseurs se concrétisent (SIRIUS, zone d’activités économiques…), que l’attractivité culturelle et touristique se fait désormais ressentir (réserves du Louvre à Liévin, tourisme de mémoire- RC Lens, Harnes base avant des JO 2024), la suppression de dessertes TGV par la SNCF ne passe vraiment pas pour l’ensemble des acteurs locaux et régionaux. Il faut maintenir l’équilibre avec Lille et Paris. La multiplication des TER vers la métropole lilloise est une bonne chose mais elle ne doit pas entrainer la suppression de desserte grande vitesse avec Paris.  » La région nous soutient et j’en remercie son président Xavier Bertrand », poursuit le maire de Lens.

Sur 6 dessertes TGV, 4 seraient conservées, limitant ainsi le nombre de voyages vers Paris, handicapant les investisseurs, chercheurs, voyageurs (vers l’Agglo Lens-Liévin), et les travailleurs, les obligeant à correspondre par Arras pour se rendre à Paris. « En nous rendant à Paris, nous en avons fait le constat que ces correspondances n’étaient pas la solution, explique Sylvain Robert. Nous avons pris un TER vers Arras à 5h50, qui a eu 10 minutes de retard. Arrivés en gare, nous n’avons pu que faire signe au TGV en route vers Paris à 6h17. Les usagers nous ont bien expliqué que cette situation était familière et que les retards au bureau l’étaient aussi ». L’objectif annoncé est clair : conserver les six dessertes !

Pour rappel, une pétition a été mise en ligne « JE VEUX GARDER MON TGV », rendez-vous sur https://www.change.org/p/sylvain-robert-je-veux-garder-mon-tgv !

Une stratégie de territoire basée sur ces dessertes TGV !

Des arguments validés par Philippe Depasse, président de la Fédération Hauts-de-France de la promotion immobilière. « Les investisseurs viennent désormais ici. Ils y investissent parce qu’ils y croient. La construction de bureaux, de logements est plus qu’ un signe positif pour un territoire. C’est le signe d’une belle vitalité et d’un dynamisme retrouvé. Et puis la métropole Lilloise est engorgée. Naturellement, nous nous tournons vers Lens-Liévin qui offre désormais de très belles perspectives. »

Affaire à suivre, un rendez-vous avec les dirigeants de la SNCF est prévu Jeudi 23 mai.

En vidéo, les réactions de Sylvain Robert, président de la CALL et maire de Lens, et de Philippe Depasse, président de la Fédération Hauts-de-France de la promotion immobilière.