« Musiques ! Échos de l’Antiquité ». La nouvelle expo temporaire proposée par le Louvre-Lens

Avec la musique comme fil conducteur, embarquez pour un voyage inédit et passionnant à la découverte des grandes civilisations de l’Antiquité : l’Orient, l’Égypte, la Grèce et Rome. Miraculeusement préservés, des vestiges d’instruments de musique, des bribes de notations musicales et de magnifiques représentations de musiciens nous mettent à l’écoute de 3000 ans d’histoire. Des tablettes mésopotamiennes aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus et sarcophages égyptiens ainsi que les vases grecs, l’exposition rassemble près de 400 œuvres d’une grande diversité. Pour la première fois, découvrez des mondes sonores à jamais disparus et écoutez le plus ancien chant connu à ce jour dans le monde !

Exposition / » Musiques ! Échos de l’Antiquité »
Musée du Louvre-Lens
du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2018.

Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi.

Fermée le 25 décembre et le 1er janvier.
Gratuit pour les moins de 18 ans / 18-25 ans : 5 € / tarif plein : 10 €.
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L’exposition vue par Marie Lavandier, directrice du musée du Louvre-Lens

La nouvelle exposition du Louvre-Lens propose un voyage passionnant à la découverte des musiques de l’Antiquité, depuis les rives de la Méditerranée jusqu’au Moyen-Orient. En adoptant la musique pour fil conducteur, elle offre un éclairage fondamental et singulier sur les grandes civilisations antiques, tout en croisant histoire, archéologie, conservation du patrimoine et recherche scientifique.

Jusqu’à présent, rares ont été les historiens ou les musicologues à explorer le thème des musiques de l’Antiquité. Pourtant, des vestiges d’instruments et des bribes de notation musicale nous sont miraculeusement parvenus. Surtout, d’innombrables textes et représentations de scènes musicales nous éclairent sur les « paysages sonores » d’autrefois. Ils révèlent autant de singularités dans les formes d’expression musicale en fonction des époques et des aires géographiques, que de similitudes dans les usages de la musique, en particulier dans les sphères du pouvoir et du sacré. Des éléments qui font écho à la place et au rôle qu’occupe la musique dans notre propre société.
Inédite et ambitieuse, « Musiques ! Échos de l’Antiquité » est le fruit d’un programme de recherche commun initié en 2012 au sein des Écoles françaises à l’étranger. Associant chercheurs, universitaires et conservateurs, cette collaboration de plus de cinq ans aboutit aujourd’hui à une compréhension nouvelle des musiques de l’Antiquité, que l’exposition dévoile en exclusivité.

Je tiens à remercier très sincèrement les huit commissaires impliqués dans ce projet. Aussi érudits que pédagogues, ils ont relevé ensemble et avec brio un double défi . Celui, tout d’abord, d’évoquer des univers sonores définitivement disparus, des musiques qu’aucun d’entre nous n’a jamais entendues. Celui, également, de traiter pour la première fois de la musique dans l’Antiquité en couvrant quatre aires
culturelles majeures : l’Orient, l’Égypte, la Grèce et Rome.

L’exposition donne également à entendre des sons très proches de ceux d’autrefois, grâce notamment aux travaux innovants de modélisation et de reconstitution sonore réalisés par des chercheurs de l’IRCAM. Gageons qu’elle contribuera à couper court aux clichés parfois tenaces sur la musique de l’Antiquité, hérités du 19e siècle et largement véhiculés par les péplums.
Alors adieu, trompettes de QuoVadis ; place au cornu de Pompéi !