Santé publique. Les élus exigent de l’Etat un engagement massif.

Réunis en Conseil communautaire mardi 19 décembre, les élus du Groupe Socialiste, Verts et Apparentés, du Groupe Républicain et du Groupe Communiste de la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin ont déposés une motion relative à l’organisation du système de santé sur le territoire.

En effet, la mortalité sur l’ensemble de la population du territoire de la CALL dépasse de 38 % la mortalité moyenne française. Ainsi, l’excès annuel de mortalité sur notre territoire est de 635 décès par an ! Cette situation n’a jamais été traitée, ni prise en compte par l’Etat. Si aucune action forte n’est envisagée, le surcroît de mortalité atteindra 42 % en 2020 et 46 % en 2025.

Il s’agit bien là d’un enjeu fondamental de santé publique dans un des cinq territoires les plus en difficulté de France. 

 

Refusant la crise sanitaire, les élus de la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin, emmenés par Sylvain Robert, Alain Bavay, Jean-Francois Caron, Bruno Troni et Jean-Marie Alexandre demandent

  • à l’Etat, par l’intermédiaire de l’Agence Régionale de Santé à ce qu’un plan d’accompagnement du territoire associant tous les acteurs de la santé puisse être mis en place dans le cadre d’implantation du nouveau centre hospitalier de Lens.
  • Demandent à ce qu’une délégation d’élus puisse rencontrer Madame la Directrice de l’Agence Régionale de Santé afin d’évoquer la situation et d’envisager des solutions pour éviter la crise sanitaire qui s’annonce.
  • Exigent qu’une commission d’enquête parlementaire emmenée par Brigitte Bourguignon, Présidente de la commission des affaires sociales, soit diligentée afin de constater la faillite des politiques publiques de santé sur notre territoire mais surtout de proposer les corrections indispensables.
  • Exigent la mise en place d’une zone prioritaire de santé qui permettra entre autre la mise à niveau financière indispensable à l’implantation du nouvel hôpital qui a lui-même vocation à devenir universitaire, ce qui serait un atout inestimable pour le maintien et l’implantation de médecins sur le territoire.

En savoir plus
la réaction d’Alain Bavay, président du groupe Socialiste, Verts et Apparentés  dans la Voix du Nord.
> Lire l’article de la Voix du Nord « La CALL rappelle l’État à ses devoirs : « La surmortalité du territoire, c’est 635 décès par an ! »