CLEA 2020-2021 – L’Agglo Lens-Liévin s’engage pour l’éducation artistique

La Communauté d’Agglomération de Lens- Liévin (CALL) s’engage pour la troisième année dans la mise en place d’un Contrat Local d’Éducation Artistique (C.L.E.A) en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France (DRAC) et l’Éducation nationale.

Depuis 2018, nos résidences d’artistes ont touché plus de 4 000 personnes dont 2 200 élèves de la maternelle au post-bac. 10 artistes ou collectifs d’artistes ont rencontré 124 partenaires et participé à plus de 70 projets.
Les habitants ont eu l’occasion de découvrir un univers artistique et apprendre au contact de photographes, artistes spécialistes du numérique, comédiens, danseurs, plasticiens, musiciens, compositeurs sonores. En intervenant notamment dans les institutions culturelles, les établissements scolaires ou extra-scolaires, les établissements d’hébergements et services médico-sociaux et sociaux ou encore les établissements de santé, les artistes iront à la rencontre des habitants pour échanger sur une pratique artistique, expérimenter ou performer, développer l’esprit critique du public. Les projets donnent lieu à de nombreux partenariats dans le secteur culturel, sportif, social.

Vous pourrez rencontrer les artistes du 5 au 9 octobre 2020. Ils résideront sur le territoire à temps plein du 1er février au 9 juin 2021 (hors 13 février au 7 mars).

La thématique de cette nouvelle édition « Je vais bien, merci ! » questionnera les habitants sur le bien-être, le mieux-être et l’estime de soi. Un sujet oh combien d’actualité pour une agglomération qui a toujours su faire preuve de résilience.

MODE D’EMPLOI

Le CLEA a pour ambition de sensibiliser, faire découvrir et appréhender la création contemporaine à travers une approche concrète de l’art. L’objectif est de donner à voir et comprendre la démarche artistique et le processus de création de plusieurs artistes d’horizons différents. Les gestes proposés peuvent revêtir des formes variées selon le public et l’artiste : rencontres, expérimentations, performances … Le public est également amené à découvrir la production de l’artiste dans des lieux dédiés ou non (visites d’expositions, sorties spectacles).

DATES CLÉS

Rencontre avec les artistes
du 5 au 9 octobre 2020

Artistes en résidence
du 1er février au 9 juin 2021
(hors 13 février au 7 mars)

Qui est concerné ?

Le CLEA s’adresse aux jeunes de 3 à 25 ans et aux professionnels qui les accompagnent, en temps ou hors temps scolaire : enseignants, animateurs, éducateurs, travailleurs sociaux et médicaux, professionnels de la culture. Des temps de formation destinés aux adultes encadrants peuvent être proposés. Les artistes offrent leur savoir-faire et fournissent le matériel spécifique. Toutefois, les structures doivent s’investir, anticiper et prévoir un budget matériel minimum (fourniture, transport) pour mener à bien un projet co-construit avec l’artiste.

Comment y participer ?

Si vous souhaitez construire et mener une action avec l’un des artistes sur le thème « Je vais bien merci ! »: Télécharger la fiche d’intention à destination des porteurs de projet (disponible au téléchargement à partir du 7 octobre 2020)

LES ARTISTES

Retrouvez la présentation complète des artistes disponible en cliquant ici


Alex BODEA

art visuel / journalisme / narration

La démarche d’Alex Bodea se trouve entre art visuel, enquête journalistique et narration. Pour témoigner et archiver, cette artiste d’origine roumaine et vivant en Allemagne utilise le langage du dessin et du texte écrit et parlé, tous deux réduits à l’essentiel. Ses notes visuelles s’apparentent à la bande dessinée ou au roman graphique.

Sa démarche de « fact finding », littéralement traduite par « recherche de faits », lui fait observer le quotidien, l’urbanité, les interactions humaines dans un espace, tout ce qui est considéré comme insignifiant : la typologie des passants (vêtements, attitude), le mobilier urbain, les objets de la rue… Ces observations sont toujours restituées au public, ce qui permet une prise de conscience par l’observé. Pourquoi faire du fact finding ? La vérification des faits est devenue une compétence vitale de nos jours. Les actualités ou statistiques sont plus ou moins intentionnellement déformées, accentuées, mal interprétées, le message s’éloignant de son sens et laissant au spectateur le soin de le décrypter.

C’est aussi l’occasion pour le public de découvrir, d’accéder à de nouveaux espaces et rencontrer des personnes. La recherche des faits est essentiellement une façon d’aborder la réalité qui nous entoure. Le but n’est pas d’élaborer une vérité ultime, mais plutôt d’offrir un espace pour des choses qui sont souvent négligées. Contrairement à la recherche scientifique, le « fact finding » laisse plus de place à l’interprétation en favorisant l’imagination et une approche inventive et empathique.

Tel un journaliste, prenez votre carnet de notes et ouvrez l’oeil !

Alex Bodea, Fact Finding: « investigation in the urban space” Avec le soutien institutionnel de Focus Atelier, Asociatia Reciproca ©Courtesy of Focus Atelier, Asociatia Reciproca, Cluj, Roumanie, 2018

EN SAVOIR +
www.alexbodea.work
facebook.com/focusateliercluj/videos/1595521213834542/


Nicolas DELFORT

vidéaste

Diplômé d’une licence d’art plastique et d’un Master pro de Management artistique, Nicolas Delfort s’intéresse à la fois à la vidéo, à la photographie et au dessin. Son penchant pour l’image est instinctivement venu par amour pour son territoire du bassin minier. Le court-métrage Pays Noir en 2016 raconte la jeunesse fracturée, déconnectée de l’histoire de sa région et pourtant, en face à face constant avec les emblèmes d’un passé industriel majeur. Le documentaire Les ailes du criquet dépeint la ville de Denain, sa ville natale au travers des portraits d’habitants.

Son expérience dans l’éducation à l’image, dans la résidence CLEA sur le territoire de la Porte du Hainaut et au sein de l’association audiovisuelle Losange Noir lui a permis de développer ses activités avec divers publics et de travailler en lien avec d’autres artistes.

Durant cette résidence sur le thème du bien-être, le vidéaste souhaiterait entreprendre des échanges épistolaires, des portraits vidéo ou photo, travailler sur l’empathie, le regard que l’on pose sur l’autre et celui que l’on reçoit.

EN SAVOIR PLUS
https://vimeo.com/user38302690

PAYS NOIR ¦ Short film from Nicolas DELFORT on Vimeo.


Louise DE CONTES

illustratrice de livres jeunesse

Installations 20 voiles et ateliers avec les écoles primaires de Pleumeur Bodou et Trégastel Trébeurden, 22), lors du festival de l’Estran, septembre 2014, Louise de Contes ©B Loyer

Illustratrice orientée vers la littérature de jeunesse, Louise de Contes explore continuellement le monde entre imaginaire et réalité en laissant au public, spectateur ou lecteur une grande part de liberté d’interprétation. Elle invite chacun à s’approprier une histoire comme on s’approprie un monde. Ses projets sont toujours liés à l’espace et au territoire qu’elle rencontre : « Je m’attache à créer à partir de ce qui m’entoure, à partir de mon quotidien, en adoptant un regard neuf de celui-ci dans une exploration singulière de choses à priori banales. Il s’agit de ré-enchanter le monde qui m’entoure. »

Les personnes rencontrées au hasard, les anecdotes glanées, les discussions entendues, les mythes locaux, légendes d’ici ou d’ailleurs sont porteurs d’un imaginaire. La pratique artistique de l’écriture et l’illustration est avant tout un moyen de communication mais aussi une manière de s’épanouir dans un art situé entre réalité et imaginaire.

Sa pratique est mixte : au dessin (collage, aquarelle, crayon, encre, gravure, découpe), s’y ajoute le son avec par exemple la récolte de paroles d’habitants, la réalisation de carnets sonores, la couture (dessins cousus) ou encore des installations, des livres grandeur nature ou livres objet. Lors de cette résidence, Louise de Contes souhaite vous rencontrer, recueillir vos histoires et anecdotes, représenter un patrimoine matériel, immatériel et aussi humain, culinaire, linguistique. Et pourquoi ne pas créer une « fresque » représentative du bien-être des habitants du territoire, des dessins et textes mise en « rue » ? Imaginez, créez, tout est possible.

EN SAVOIR +
www.louisedecontes.com


Compagnie Racines Carrées

danse hip hop / culture urbaines

Spectacle « Bon App ! » – cie Racines Carrées © Homard Payette

Créée en 2010, la compagnie de danse hip hop et cultures urbaines Racines Carrées est influencée par ses nombreuses collaborations avec la danse urbaine, la danse contemporaine, le cirque traditionnel de Chine ou encore le design audiovisuel. Engagée dans la production de spectacles vivants et dans la formation artistique et pédagogique, Racines Carrées s’est produit des centaines de fois en France mais aussi à travers le monde.

Entre enseignement universitaire, formation et action pédagogique pour tous, Nabil Ouelhadj valide un master «ingénierie des activités physiques, sportives et artistiques ». Il partage avec son équipe artistique un goût pour l’échange direct dans un esprit de convivialité autour de l’art, de la danse, de la musique, ou du mapping… Le chorégraphe oriente volontiers son travail artistique autour de la question du bien-être physique, mental et social.

Du fond de la forme et de l’odeur, dans le spectacle « Bon app ! » qui est un véritable hymne au plaisir de manger, de cuisiner sain, liant ainsi cuisine, danse et beatbox. Plaisir de dégustation et partage musical et chorégraphique ! Ou encore dans l’atypique spectacle « Horizon vertical » qui questionne les addictions aux écrans.

EN SAVOIR +
www.cieracinescarrees.com


Simone DÉCOUPE

plasticienne / artiste du papier

Simone Découpe, intervention CLEA Syndicat Mixte du Montreuillois, 2019

« Mon parcours a commencé sur les planches, et naturellement je me suis dirigée vers les arts de la marionnette qui me permettent de lier le théâtre et les arts plastiques. ».

C’est au cours de sa formation à l’école Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières que Chloé Ratte alias Simone Découpe porte son intérêt pour le théâtre d’ombre. Elle y apprend la soudure, la couture, le dessin, la sculpture, travaille la matière. Depuis, elle réalise de la dentelle de papier et ajoure à la main ce matériau déjà fragile pour le rendre encore plus délicat.

Passionnée par l’entomologie (science des insectes), la botanique, l’anatomie et l’architecture, ces thèmes se retrouvent dans ses travaux.
Elle s’inspire aussi des motifs de l’art décoratif, de l’art nouveau et des motifs géométriques marocains. Exposées, ses créations jouent avec la lumière pour apporter une troisième dimension. La découpe du métal et la linogravure lui permettent de démultiplier ses dessins.

Spécialiste du papier, elle créé pop-up, sculptures, films d’animation, fresques au pochoir, du théâtre d’ombre, de la typographie, des cyanotypes, de la reliure en pliage… Loin d’être solitaire, Simone Découpe possède une grande expérience en résidence d’artistes. Elle souhaite continuer à aller à la rencontre du public pour partager sa discipline et expérimenter de nouvelles choses. Pour ce CLEA, sa ligne directrice est de « s’approprier son territoire, y laisser une trace ». « Lorsque j’interviens avec un public, l’idée est de réveiller son imagination, veiller à la création d’un groupe bienveillant, sortir de ses habitudes, de son cadre, travailler au lâcher prise, gagner en estime de soi par la création, créer des choses dont on ne se serait jamais cru capable, le tout dans la bonne humeur et le ludique ».

EN SAVOIR +
simonedecoupe.com

+ CONTACTS

Laura Descamps, Coordinatrice CLEA

03-91-84-22-94

clea@agglo-lenslievin.fr

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Lionel Lefebvre, référent Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle sur le bassin 11

Isabelle Brongniart, conseillère pédagogique en arts visuels

isabelle1.brongniart@ac-lille.fr

Alexandra Pulliat, coordinatrice DAAC (Délégation Académique aux Arts et à la Culture)

06-12-39-08-65

alexandra.pulliat@ac-lille.fr

Sourd ou malentendant ?