Relance – La CALL contractualise son CRTE avec l’État.

La Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin (CALL), a signé vendredi 9 juillet, dans les locaux du cluster Louvre Lens Vallée, le Contrat de Relance et de Transition Écologique (CRTE). Sylvain Robert, président de la CALL, était présent aux côtés d’Alain Bavay, vice-président en charge de la cohésion sociale et président du PMA, et du Préfet du Pas-de-Calais, Louis Le France.

Pour accélérer la relance et accompagner les transitions écologique, démographique, numérique et économique dans les territoires, l’Etat a souhaité proposer aux collectivités territoriales un nouveau type de contrat : le CRTE.

Les CRTE s’inscrivent :
– Dans le temps court du plan de relance économique et écologique avec des actions concrètes et des projets en maturation ayant un impact important pour la reprise de l’activité dans les territoires ;
– Dans le temps long en forgeant des projets de territoire ayant pour ambition la transition écologique et la cohésion territoriale. Pour réussir ces grandes transitions, les CRTE s’enrichissent de la participation des forces vives du territoire que sont les entreprises ou leurs représentants, les associations, les habitants.

Le CRTE de la CALL se fonde sur le projet de territoire adopté en 2017, la feuille de route de l’agglomération établie à partir d’un diagnostic partagé avec les habitants et les acteurs économiques et sociaux. Il propose une première programmation 2021-2022, basée sur les dossiers en cours. Ainsi la CALL a souhaité acter dans le CRTE des programmes d’action thématiques déjà définis dans feuille de route tels que : la rénovation intégrée des cités minières, les aménagements cyclables (et notamment l’Eurovélo 5), la poursuite de la Chaîne des Parcs ou encore la réhabilitation thermique des bâtiments publics.

 

La Call, un territoire à mission

Ce travail inspiré du projet de territoire s’est également nourri des ateliers issus d’un autre dispositif créé à l’échelle de l’agglomération, Entreprises et Territoires à mission. La CALL a pour ambition d’inscrire dans son projet, une mission. Le tout en s’appuyant sur une gouvernance dédiée au suivi et à terme, sur un comité extérieur pour l’évaluation de la démarche. Avec des objectifs simples, des moyens et des ressources mutualisés, des compétences partagées pour des résultats concrets, rapides et duplicables. « Nous souhaitons que le territoire devienne une ressource pour tous, un véritable levier de développement, qu’il concentre son énergie sur les enjeux et sur les défis à relever prioritairement et se positionne en élément fédérateur et catalyseur des énergies
individuelles et collectives« , explique Sylvain Robert, président de la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin.

Au lendemain du premier confinement, il s’agissait comme une évidence, pour de nombreux acteurs institutionnels, économiques et sociaux de se rencontrer, de réfléchir à un nouveau modèle de territoire et ainsi pouvoir répondre collectivement aux nouveaux défis que notre société doit s’apprêter à affronter.

Rencontres & interviews

La démarche expérimentale a débuté en décembre 2020. Grâce à une méthodologie participative (rencontres individuelles, ateliers collectifs, etc.) la CALL co-construit avec les citoyens volontaires, un plan d’actions qui aboutira sur la définition de sa « mission », à l’instar de ce qui existe pour les « entreprises à mission ». La CALL sera ainsi l’un des premiers territoires à mission de France. Des rencontres ont principalement été organisées sous forme d’interviews. 172 entretiens individuels auprès d’acteurs très différents (entreprises, universités, acteurs de l’emploi & de la culture, associations, citoyens, etc.) ont permis d’identifier 4 enjeux perçus comme prioritaires sur le territoire :

– le lien social,
– la santé & le bien-être,
– l’éducation & la formation,
– la transition écologique.

Dans un second temps, à travers des ateliers collectifs, ces enjeux ont été traduits en défis avec, par exemple :

– rendre attractif et dynamique le territoire grâce à une stratégie basée sur « l’emploi pour tous »,
– structurer une filière d’excellence autour de la transition écologique et développer une logique de grands projets pour pérenniser les nouveaux modèles économiques,
– décloisonner les mondes, renforcer les coopérations pour soutenir et muscler les initiatives locales,
– s’engager dans une logique « Territoire santé – bien-être ».

Ces échanges ont permis également de définir un objectif fédérateur : libérer l’énergie créatrice pour développer collectivement le territoire et son attractivité. Dès la rentrée, les acteurs qui souhaitent participer au développement du territoire, seront conviés à des ateliers de co-construction,
autour des 4 enjeux identifiés. Ces rendez-vous permettront de définir des solutions pour relever les défis et de réfléchir collectivement à leur mise en oeuvre. Une logique d’expérimentation sera ensuite déployée.

 

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