La CALL accompagne Élise Decorte dans sa thèse

La Communauté d’agglomération de Lens-Liévin poursuit sa stratégie de développement économique en soutenant l’essor de filières économiques d’excellence dont le numérique avec le Louvre-Lens Vallée, les éco-activités grâce au CD2E ou encore le sport, santé, bien-être grâce au cluster Vivalley et son futur campus. À ce titre, elle souhaite renforcer les potentiels de Recherche et Développement sur le territoire, notamment par des collaborations avec l’Université d’Artois. Axe à privilégier : les travaux de recherches menés par les doctorants sur 3 années. 

 

Élise Decorte, l’apprentissage du sport adapté aux catégories de population.

Originaire d’Ablain-Saint-Nazaire et âgée de 23 ans, Élise Decorte terminait en juillet 2021 une année en tant qu’enseignante stagiaire d’Éducation Physique et Sportive au Lycée Professionnel Georges Pompidou à Castelnau-le-Lez (Var), engagée suite à la validation de son Master Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (STAPS de Liévin) et à l’obtention du CAPEPS.

Sportive de haut-niveau pendant 5 ans et licenciée au club d’athlétisme de Liévin, Élise a participé au Championnat d’Europe de Cross et a obtenu plusieurs médailles aux championnats de France. Sa thèse aura donc bien évidement pour thématique le domaine de la santé et du sport : l’identification et le développement de protocoles d’apprentissages corporels adaptés à des catégories de population socialement vulnérables.

En quoi cela consiste ?

« Je vais être chercheuse à temps plein pendant 3 années, explique Élise. Au bout, j’obtiendrai, je l’espère, mon doctorat. » Et ce sujet ? Pourquoi ? « L‘enjeu de la recherche est de chercher à répondre à des préoccupations sanitaires par l’usage des activités physiques et sportives (APS) dans le but de réduire les inégalités de santé dans les quartiers prioritaires de politique de la ville, poursuit l’Ablainoise. J’interviendrai dans les écoles élémentaires, plus précisément dans les REP. À la suite d’une enquête auprès des 1000 à 1500 enfants qui situera la place de l’activité sportive dans leur vie, des tests de condition seront ensuite fait comme lien entre la place et leur niveau d’APS. »
Élise sélectionnera ensuite plusieurs écoles et mettra en place, avec les professeurs et les parents d’élèves, des protocoles d’apprentissage de l’activité physique et sportive. « Je n’imposerai rien aux professeurs, l’objectif c’est de travailler avec eux afin de trouver comment donner goût aux jeunes de pratiquer, poursuit-elle. Il faudra modifier, grâce à une pédagogie basée sur les sentiments de compétence, de plaisir, d’appartenance, leur représentation des APS, qui, dans ces milieux, n’a pas forcément était bien orientée. Et pourquoi pas intervenir dans les familles pour comprendre l’origine de cette non-appétence au sport ».

Trouver une nouvelle méthode d’apprentissage pour donner goût aux jeunes, éloignés d’une activité physique et sportive, de pratiquer, tel est son objectif. Sa méthode de recherche s’appuiera notamment sur un rapport de l’INSERM, grâce auquel Élise a pu identifier des facteurs associés positivement ou négativement aux APS des enfants comme : les facteurs psycho-sociaux (compétence, appartenance, sociabilité…), socio-culturels (le rôle de la famille et de l’école) et socio-démographiques (âge, lieu de résidence…). « Plus tôt on socialise l’enfant à la pratique plus tôt cela s’installera dans leur mode de vie. »‘ Ayant vécu et étudié sur le territoire, son travail sera facilité par la connaissance du terrain, des acteurs. Une méthode qui pourrait être développée par la suite en collaboration plus étroite avec la CALL, désireuse de lutter contre les inégalités sociales de santé via l’activité physique et sportive. 

 

 

ALAIN BAVAY
Vice-président de la CALL, chargé de la cohésion sociale.

Historiquement la Communauté d’agglomération de Lens-Liévin a toujours accompagné l’enseignement supérieur sur le territoire, avec par exemple la réalisation du gymnase de la Faculté Jean Perrin, ou encore, il y a plusieurs années, les bourses accordées aux étudiants ayant obtenu leur maîtrise et qui ne pouvaient plus bénéficier de bourses universitaires. Des bourses étaient également accordées à des doctorants du territoire, mais elles ne trouvaient plus leur public. Il a donc fallu travailler avec les différentes universités afin de poursuivre cette démarche d’accompagnement de la CALL. A été conclu de ces échanges, un financement de thèse d’un doctorant issu du territoire et y étudiant. L’année prochaine, 2 thèses seront financées puis, 3 l’année d’après, qui pourraient aborder plusieurs thématiques. La thèse doit être en lien avec les politiques et les ambitions de la CALL. Madame Decorte a été sélectionnée puisqu’elle est originaire d’Ablain-Saint-Nazaire et travaille sur des thématiques importantes pour l’Agglo : le sport, la santé, la cohésion sociale. Ses attendus correspondent aux nôtres. Ses recherches permettront aux équipes de travailler dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville sur le long terme. 

 

 

 

 

 

Sourd ou malentendant ?