Le Journal du Confiné #1 – Le Louvre-Lens

Le confiné se rend aujourd’hui, muni de son attestation de déplacement, au musée du Louvre-Lens. Confinement oblige, le musée a fermé ses portes depuis le 30 octobre dernier. Comment vit le musée depuis ? Qu’est-il fait sur place ? 

 

C’est un mardi matin, certes le musée aurait été fermé hors période de confinement. Mais, il y règne tout de même une drôle d’ambiance. Malgré le bruit des souffleuses et des dernières tontes de l’année, le calme du parc reste accessible. Il faudra vous y trouver à moins d’un kilomètre afin d’y effectuer votre balade d’une heure. Vous y croiserez peut-être Jessa et Nicolas, qui entretiennent les espaces verts du parc, et Laetitia, qui elle s’occupe du potager. « Il y a quelques promeneurs, mais ils se font rares, explique-t-elle. Pour ceux qui ne peuvent pas venir, nous alimentons notre blog, cela permet d’exposer notre travail et de montrer le parc à travers les saisons ». 

Le blog des jardiniers du Louvre-Lens.

 

 

 

Rentrons quelques instants dans le musée, la météo commençant doucement à faire des siennes. À l’intérieur, peu de monde. La bibliothécaire se charge de l’inventaire des centaines de livres, des agents de sécurité restent actifs, des techniciens se baladent dans la Galerie du Temps, là, où le temps semble s’être arrêté. Nous croisons Marie Lavandier, directrice du musée, en plein comité de direction. Elle qui s’est exprimée longuement dans une émission spéciale, dédiée à l’exposition Soleils Noirs, sur France Culture à retrouver sur franceculture.fr.

L’exposition Soleils Noirs tient parfaitement son nom pendant cette période de confinement. Plongés dans le noir, tableaux et autres sculptures dorment dans l’obscurité. Certaines oeuvres sont même couvertes. Leur fragilité obligeant le musée à les protéger par un drap blanc ou transparent. Une statue d’Auguste Rodin, nommée Grande Ombre, visible dans la troisième salle de l’exposition, est couverte d’une bâche transparente. L’oeuvre n’est plus la même. Un léger courant d’air vient effleurer la bâche, la faisant bouger et sur le coup… ça fait réfléchir. « Serait-ce hanté? ».

Malgré le confinement, le musée reste ouvert. Virtuellement, il est toujours possible de visiter l’exposition Soleils Noirs et la Galerie du temps, gratuitement, avec les médiateurs du Louvre-Lens, et de participer aux ateliers organisés par le musée et ses équipes.

Toutes les informations sur les activités et visites guidées à distance sur https://www.louvrelens.fr/activites-a-distance-en-direct-du-louvre-lens/

 

Les lumières de nouveaux fermées sur l’exposition Soleils Noirs, je rejoins Florian, Alma et Claire. Eux sont enfouis dans les sous-sols du musée. L’endroit est calme et il le faut. Les trois travaillent actuellement à la restauration d’un bas-relief de l’Arc du Carrousel au Parc des Tuileries. Divisés en trois parties, pour restaurer ce bas-relief, il faudra aux trois acolytes, deux semaines complètes de travail. « C’est un nettoyage à sec, par gommage. Avec de l’eau on enlèverait toutes traces de terres, des techniques utilisées », annonce Florian. Une oeuvre qui aura pour prochaine destination les réserves visitables du Louvre-Lens. « Ce qui permettra d’expliquer aux visiteurs que derrière toutes les oeuvres, même sur l’Arc du Carrousel des Tuileries, il y a un travail conséquent réalisé pour parfaire l’oeuvre ».

 

 

Sourd ou malentendant ?